Ulcère gastrique et chevaux

Ulcère gastrique et chevaux

Ulcère gastrique et chevaux : quand l’estomac souffre en silence…

Les ulcère gastrique et chevaux, c’est un mal invisible… qui ronge en profondeur le bien-être et les performances. Et pourtant, cette pathologie touche plus d’un cheval sur deux, tous profils confondus.

Selon les études (ESVCE, AAEP) :

  • 95 % des chevaux de course présentent des ulcères gastriques.
  • 70 % des chevaux de sport ou de loisir sont également concernés.
  • Même chez les chevaux au pré, sans travail : jusqu’à 37 % sont porteurs de lésions.

Pourquoi ? C’est parce que si la physiologie du cheval n’a pas changé… nos pratiques, elles, si.

Le cheval n’est pas conçu pour avoir l’estomac vide

D’abord, le cheval, dans son essence même, n’est pas conçu pour alterner longues périodes de jeûne et repas ponctuels. De plus, c’est un herbivore de type monogastrique non ruminant, qui s’est construit autour d’un principe simple : ingérer de petites quantités d’aliments en continu, tout au long de la journée.

Mais son estomac, lui, n’est pas prévu pour gérer le vide :

  • Produit environ 1,5 litre d’acide chlorhydrique par heure, en continu, même à jeun.
  • Il se vide en moyenne toutes les 2 à 4 heures.
  • La salive, son seul tampon contre l’acidité, n’est produite que s’il mâche.
  • Et surtout… il ne rumine pas : il ne peut donc pas se défendre efficacement contre une acidité excessive.

❌ Dès que le cheval reste plus de 4-5h sans fourrage, la muqueuse de son estomac est en danger.

Un peu d’anatomie pour mieux comprendre


Schéma anatomique de l’estomac du cheval
 (www.hnp-horse.be)
  1. Non glandulaire ou squameuse – Zone supérieure, très sensible, de type épithélium squameux stratifié.
  2. Glandulaire – Partie inférieure, qui sécrète acide et enzymes digestives. Plus résistante grâce à son mucus protecteur et à une vascularisation active.

Entre les deux : la margo plicatus, une ligne anatomique qui délimite ces deux zones.

C’est souvent à la jonction de cette ligne que se forment les ulcères, car l’acide peut y refluer et attaquer la zone non protégée.

Il existe plusieurs types d’ulcères gastriques, selon leur localisation dans l’estomac : certains touchent la zone non glandulaire, d’autres la zone glandulaire ou encore le pylore. Leur origine et leur gravité peuvent varier, mais le facteur commun reste un déséquilibre entre agression acide et protection naturelle.

Article écrit par Hortense Wery (de Flore Nutrition Équine)

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